Les différents acteurs

La démarche prévention passe d’abord par la réunion des différents acteurs de la vie étudiante de l’établissement autour d’un projet commun : le BDE, la direction et les acteurs extérieurs de la prévention.

Ainsi, les acteurs de la vie étudiante peuvent s’appuyer sur la Charte Prévention proposée en tant que ligne directrice d’une démarche prévention rationalisée en 7 principes. La Charte Prévention a pour objectif d’initier la réflexion et d’aider à la mise en place d’une démarche prévention au sein de l’établissement en se basant sur le travail synergique du binôme Directeur d’école / Président de BDE.

Cette démarche ne se mène pas seul. En effet, si la prévention par les pairs est le meilleur moyen de faire passer le message, il est important de s’entourer d’acteurs.

Votre administration : votre premier partenaire

Comprendre les enjeux de chacun…

Afin de pouvoir créer une relation d’entente, de travail et de confiance avec la direction, il semble nécessaire que les étudiants comprennent aussi les enjeux de l’établissement.

En effet, la direction travaille à former des futurs cadres, et à leur assurer une insertion professionnelle, mais également à assurer la qualité du diplôme délivré et l’avenir de l’école à long terme.

Par ailleurs, la direction a des responsabilités dans le cadre d’événements organisés au sein de l’école, et elle vise à prévenir au mieux d’éventuels accidents pouvant survenir lors des manifestations étudiantes.

De son côté, le BDE passe quelques années dans l’école et vise en premier lieu à animer la vie étudiante dans une vision à plus court terme.

Ces deux approches sont, tout à fait, compatibles et visent toutes deux le rayonnement de l’école.

Son chef d’établissement, le premier acteur avec qui travailler.

L’établissement a des obligations envers ses associations étudiantes (mise à disposition de locaux, formation…).

En effet, l’article L 811-1 du code de l’éducation précise que les associations ont droit à un local au sein de l’école.
La jurisprudence prévoit qu’en raison d’un nombre limité de locaux, ces derniers sont attribués prioritairement
aux associations ayant des élus en conseil d’administration de l’école (ou conseil des études ou conseil
scientifique), [Conseil d’État, 9 avril 1999].

Par ailleurs, l’article L 811-3-1 du code de l’éducation prévoit que les élus étudiants « d’une information
et d’actions de formation ».

Votre école doit donc mettre en place des séances de formations.

Vous êtes liés alors jouez la transparence !

Certaines directions, à un moment donné, font le choix de l’interdiction. Ceci est souvent lié à l’absence d’une vision claire du déroulement des événements organisés par les associations étudiantes.

Les élus étudiants sont les 1ers représentants des étudiants auprès de l’administration. Travailler avec eux vous permettra d’avoir un 1er lien avec elle.

Il est alors nécessaire que le BDE ait une politique de transparence pour mettre en évidence les intérêts que la direction peut trouver dans une vie étudiante en bonne santé. Ainsi, la direction pourra conseiller et accompagner le BDE pour améliorer l’organisation et le déroulement des différents événements. L’objectif n’est pas de rechercher l’autorisation mais de pouvoir échanger avec la direction sur les préparatifs de l’événement dans l’objectif d’établir une relation de confiance. La venue d’un représentant de l’administration lors des événements permettrait de concrètement lever le voile sur leur déroulement.

Mise en situation autour d’un projet commun

Pour entamer un dialogue serein entre la direction et le BDE, en gardant à l’esprit qu’une des missions communes est le maintien d’une vie étudiante animée, il est encouragé de construire un projet commun où le BDE agit et l’administration conseille.

Ainsi, l’administration pourra découvrir le sérieux de l’association et de l’organisation de l’événement, et l’accompagnera en devenant un acteur à part entière de ce projet.

Tout au long de ce projet, il est important que chaque acteur écoute et comprenne les arguments de l’autre. Il est ensuite nécessaire de définir des objectifs communs et d’établir des règles en adéquation avec les spécificités de l’établissement et les moyens de chacun.

Exemple

L’administration pourrait accompagner le déploiement d’un DPS - Dispositif Prévisionnel de Secours - lors d’une activité de cohésion sportive pendant la semaine d’intégration.

Faciliter ou rétablir le dialogue, le développer autour d’un projet commun entre BDE et chef d’établissement.

Développer et intégrer le travail collaboratif dans une démarche globale…

Le travail de concert entre BDE et administration doit pouvoir s’intégrer dans un travail global avec une vraie démarche qui touche tous types d’événements. Il est également important pour les élèves de l’école que le discours soit cohérent et porté de concert par le BDE et l’administration.

Boîte à idées !

Formaliser les échanges entre BDE et direction !

  • Des réunions régulières réunissant BDE et direction peuvent être organisées tout au long de l’année afin de faire le point sur l’avancée de la démarche prévention mise en place et des divers événements.
  • Un process particulier concernant les soirées peut être mis en place : déclaration (Exemple de fiche synthèse d’information d’un événement organisé par le BDE à son Directeur), réunion de lancement, envoi de mails réguliers détaillant l’avancement, réunion de débriefing.

BDE, une attitude…

L’attitude du BDE dans tout projet avec son chef d’établissement dénotera de son niveau de responsabilité et représente donc un facteur important pour développer la confiance.

Chacun des échanges avec la direction et  l’administration doit montrer toute la responsabilité et maturité dont le BDE fait preuve.

En effet, la richesse de la vie étudiante, importante pour la CTI - Commission des Titres d’Ingénieur - puisqu’elle fait partie de ses critères d’évaluation, est un moyen de véhiculer une bonne image de l’école en révélant un vrai travail d’équipe outrepassant les rapports hiérarchiques.

Pensez au FSDIE…

Le FSDIE - Fonds de Solidarité et de Développement des Initiatives étudiantes - est alimenté par une partie des  droits d’inscription acquittés par les étudiants auprès de leur établissement, et dont le montant minimum est fixé chaque année par arrêté ministériel (16 € en 2012/2013). Il doit être utilisé, d’une part afin de subventionner des projets étudiants, et d’autre part pour une aide sociale aux étudiants en difficulté.

Pour retirer un dossier de  demande de subvention, il faut s’adresser aux services culturel ou de la vie étudiante.

Bien que sa mise en place soit obligatoire, certains établissements, notamment en école, préfèrent donner directement des subventions aux associations sans passer par un appel à projet.

Le point de vue de la CDEFI

  • logo cdefi

La santé et les conditions de vie des étudiants font partie des préoccupations majeures de la CDEFI. Les écoles d’ingénieurs ont pour mission d’aménager un parcours de réussite pour leurs élèves. Elles veillent à ce que leurs étudiants disposent des conditions de vie optimales pour se former. Pour ce faire, la CDEFI a instauré un dialogue permanent et constructif avec les associations étudiantes au premier rang desquelles le Bureau National des Élèves Ingénieurs (BNEI).

La lutte contre les comportements à risque et les addictions est un axe prioritaire dans les actions des directeurs des écoles d’ingénieurs.

La prévention des conduites addictives est essentielle puisqu’elle vise à apporter aux étudiants :

  • des connaissances relatives à leur santé et leur bien-être notamment dans le domaine des addictions ;
  • une information sur les ressources d’aide et de soutien dans et à l’extérieur de l’établissement qui peuvent être mobilisées.

La sensibilisation et la prévention des élèves et des équipes dirigeantes ne doivent pas être négligées.
Les informations sur les produits à risques (tabac, alcool, drogues illicites…), leurs effets et sur la législation en vigueur permettent à tous de prendre conscience des dangers et d’agir de manière responsable.

Afin de promouvoir de meilleures conditions de vie et une responsabilisation des élèves et des directions d’établissements, la CDEFI, le BNEI, le Bureau National des élèves en École de Commerce (BNEC), et la Conférence des Grandes Écoles (CGE) avaient signé, en mars 2008, une Charte de Bonnes Pratiques.

Le contexte social et l’environnement législatif évoluant constamment, il était nécessaire de réfléchir de nouveau sur ces problématiques. à ce titre, les différents signataires de cette première charte ont travaillé à l’amélioration de celle-ci. Par ailleurs, le guide « Réglementation Santé Prévention » (RSP) fait désormais partie intégrante de la nouvelle charte.

Ensemble, ces deux documents formulent des conseils à destination des élèves et des équipes dirigeantes des établissements d’enseignement supérieur.

Le guide RSP propose un rappel des normes sanitaires et juridiques en vigueur aussi bien sur la question de l’alcool, du cannabis, du tabac que sur les aspects sécuritaires quand à l’organisation de manifestations étudiantes. La charte, déclinée en sept principes, dégage des pistes à suivre en matière de sensibilisation
et de prévention des conduites addictives et à risque. Elle préconise des actions concrètes qui pourraient être mises en place, notamment dans le cadre de l’organisation de soirées étudiantes.

Par ailleurs, la CDEFI organisera en partenariat avec le BNEI et les différents acteurs de la prévention des séminaires de formation, d’information, et de prévention, à raison d’au moins un séminaire annuel. Ces séminaires aborderont en priorité la prévention des produits les plus fréquemment consommés et formeront
les étudiants et les équipes dirigeantes sur les thèmes de la lutte contre les dépendances et conduites addictives, de la responsabilisation dans l’encadrement des événements festifs étudiants et à la gestion du risque lors de ces événements. Ces séminaires seront dispensés, entre autres, par des professionnels de la santé, de la prévention routière et des juristes. Ils s’adresseront notamment aux présidents des BDE et
aux directions des écoles.

L’implication de l’ensemble des instances des écoles dans la lutte contre les comportements à risque est
essentielle afin d’optimiser une prise de conscience généralisée. Un climat de confiance doit s’instaurer entre
l’équipe dirigeante et les élèves afin de réduire les risques et les interdictions. Il s’agit d’un axe important pour la CDEFI et sa Commission « Société & Formation », d’un sujet de coopération étroite et durable entre la CDEFI et le BNEI.

Le point de vue de la CGE

  • logo cge

Le bien-être des étudiants dans les grandes écoles est une préoccupation majeure de ses dirigeants.

Certaines problématiques se sont dessinées au fil du temps et de l’évolution de la société. La création d’un groupe de travail spécifique dénommé LUCA (Lutte Contre les Addictions) rattaché à la commission Formation, a été rendue nécessaire en 2007 à la suite d’événements tragiques qui se sont déroulés au sein de la communauté étudiante.

Ce groupe, animé conjointement avec la CDEFI dans lequel siègent le BNEI et le BNEC a pour but un partage de bonnes pratiques et de sensibilisation des comportements à risque au sein et à l’extérieur des campus. Il a souhaité clarifier quelques mesures de bon sens afin de permettre aux responsables associatifs et aux dirigeants des écoles de trouver des terrains d’entente lors de l’organisation de manifestations étudiantes tout en prenant la mesure des risques encourus.

Les débats ont donné lieu dès 2007 à la rédaction puis à la signature d’une première charte de bonne conduite à laquelle nombre d’écoles de la CGE ont décidé d’adhérer. C’est sur la base de ce travail que la CGE a été conviée à siéger au sein de la commission DAOUST dont le rapport sur la mission soirées étudiantes et week-end d’intégrations ne donnera pas lieu à une nouvelle loi mais aura permis de sensibiliser certains publics au phénomène des dérives liées à ces événements.

A la suite de cette consultation, il est apparu nécessaire de toiletter cette charte pour le mettre davantage en adéquation avec les réalités de la vie étudiante d’aujourd’hui. C’est donc un gros travail qu’a entrepris le BNEI pour le bien commun et il est particulièrement intéressant de constater que cette initiative vient maintenant des étudiants eux-mêmes. Ceci démontre, s’il en était besoin que les étudiants font davantage face à leurs responsabilités.

Il est du devoir des dirigeants des écoles de les aider du mieux possible dans leurs démarches. C’est en travaillant de concert que les difficultés s’aplaniront et que les jeunes seront les mieux protégés.

Acteurs de prévention extérieurs à l'établissement

Deux types d’acteurs principaux

Dans une démarche prévention, il est indispensable de s’entourer d’acteurs spécialisés dans le domaine. En effet, ils peuvent enrichir vos projets de leurs expériences, former les différents acteurs de la vie étudiante sur les sujets de prévention et vous apporter des appuis humains et matériels considérables. Sachez que ces acteurs constituent généralement leur propre réseau au sein de chaque région. Se faire connaître auprès d’eux vous permettra de créer votre propre réseau.

Pour vous aider à porter vos projets : les institutions

La prévention dans le milieu étudiant est aujourd’hui une préoccupation nationale. Selon la région, plusieurs institutions peuvent être actives dans ce domaine : mairie, préfecture, conseil général, conseil régional, sécurité routière, Procureurs, tribunaux de justices, police municipale, douanes, BAC, Centres d’Information régionaux sur les Drogues et les dépendances (CIRDD)…

Les acteurs de santé et de prévention : des experts à écouter

Les mutuelles étudiantes de proximité rassemblées sous l’union appelée emeVia, les centres de médecine universitaires (SIUMPPS ou SIUMPS), les associations de prévention (Fédération Addiction, ANPAA, Avenir Santé, Association de Prévention Routière...), peuvent vous accompagner tout au long de vos projets en apportant leurs connaissances, leur avis d’experts, mais aussi souvent des moyens matériels et/ou humains pendant vos événements.

Accompagnateurs de votre démarche prévention

Plusieurs acteurs peuvent accompagner une démarche prévention, que celle-ci soit ciblée sur un événement ou visant à mettre en place une stratégie à long terme de prévention au sein de l’établissement.

Plusieurs associations spécialisées ou institutions peuvent conseiller les BDE et la direction de l’école, non pas en donnant des solutions prédéfinies, mais en apportant leur expertise lors des discussions visant à mettre en place un projet de prévention.

Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives

  • logo MILD&CA

Créée en 1982, la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives, placée sous l’autorité du Premier ministre, anime et coordonne les actions de l’état en matière de lutte contre les drogues et les toxicomanies, en particulier dans les domaines de l’observation et de la prévention de la toxicomanie, de l’accueil, des soins et de la réinsertion des toxicomanes, de la formation des personnes intervenant dans la lutte contre la drogue et la toxicomanie, de la recherche, de l’information, et de la lutte contre le trafic.

Une action ciblée sur des problématiques identifiées…

La MIDLT assure le financement de deux groupements d’intérêt public :

  • l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) assure la fonction d’observation des drogues, d’évaluation et de diffusion des données statistiques.
  • le Centre interministériel de formation antidrogue (CIFAD), situé à Fort de France en Martinique, permet la diffusion des pratiques de lutte contre le trafic dans la zone des Caraïbes.

Une action relayée au local par des chefs de projets…

Dans les départements, la MILDT anime et soutient les efforts des partenaires publics dans tous les domaines de la lutte contre les drogues et les toxicomanies. En concertation avec ces acteurs, elle impulse et accompagne des expériences innovantes.

Pour relayer l’action nationale sur le terrain, la MILDT dispose dans les départements d’un réseau de chefs de projets nommés au sein du corps préfectoral, dont certains recourent, le cas échéant, à l’expertise de centres de ressources régionaux.

Une délégation annuelle de crédits de la MILDT permet ainsi aux chefs de projet de donner aux services déconcentrés les outils communs d’information, de communication et de connaissances nécessaires à leur action de lutte contre la drogue. Il leur appartient notamment dans ce cadre, de conduire des projets interministériels rassemblant les services déconcentrés autour d’objectifs communs tels que des formations interministérielles sur la question des drogues, des outils de prévention et de communication, des études interdisciplinaires, etc.

Une action d’accompagnement des acteurs de la prévention…

L’accompagnement des acteurs de la prévention dans les départements passe par la sélection d’outils à destination de jeunes. En effet, face à une production importante d’outils de prévention et à leur grande diversité, tant dans leurs contenus, leurs formes et leurs destinataires, la MILDT a mis en place dès 2000 une Commission nationale de validation des outils de prévention chargée de s’assurer de la qualité et de la pertinence des supports utilisés par les divers publics.

Une action de prévention répondant au besoin des étudiants…

Dans son rôle de mission interministérielle, la MILDT travaille conjointement avec le MESR, via un correspondant au sein même de la DGESIP, pour répondre aux questions de prévention contre la toxicomanie dans les établissements d’enseignement supérieur ciblant ainsi la population des étudiants.

C’est dans cette logique que la MILDT soutient le travail effectué par le BNEI qui propose un programme prévention auprès des élèves ingénieurs passant l’accompagnement des associations d’élèves ingénieurs, animatrices de la vie de l’école.

Pour aller + loin :

Assurer la sécurité sur le réseau routier via la prévention auprès des usagers

  • logo securité routière dscr

Sam, celui qui conduit c’est celui qui ne boit pas

La route est la première cause de mortalité chez les 15-24 ans. Pour rentrer en vie, ayez le réflexe Sam en incitant les participants à désigner un conducteur sobre en amont de la soirée.

Vous pouvez retrouver des conseils pour organiser des soirées en toute sécurité sur le site de la Sécurité routière pour les jeunes : ckisam.fr

Des aides départementales au montage de projets

Responsable de la mise en oeuvre de la politique locale de sécurité routière, le Préfet programme annuellement des actions de sécurité routière dans le cadre du plan départemental d’actions de sécurité routière (PDASR) et peut accorder des subventions pour aider au montage de projets. Pour toute information, vous pouvez prendre contact avec le coordinateur sécurité routière de votre département, via votre préfecture.

Avenir santé

  • logo avenir santé

« La prévention pour les jeunes par les jeunes »

L’association regroupe des jeunes qui mènent des actions de prévention sur des thèmes tels que l’alcool, les accidents de la route, les IST, etc.
Elle a notamment mis en place le site internet www.montetasoiree.com qui propose des clefs indispensables à l’organisation « d’événements
festifs responsables ».

Pour aller + loin :

Le réseau national des mutuelles étudiantes de proximité en action pour la prévention

  • logo emevia

Depuis 1972, l’acronyme U.S.E.M. évoque la démarche fédératrice et les valeurs mutualistes de l’Union Nationale des Sociétés étudiantes Mutualistes régionales. Au fil des ans et au gré de ses actions de prévention, elle a été clairement identifiée comme un interlocuteur de premier plan auprès des professionnels de la santé publique.

Parallèlement au simple remboursement des soins, les mutuelles étudiantes de proximité du Réseau national emeVia agissent au coeur de la vie étudiante en faveur de la promotion de la santé. Au-delà des déclarations d’intention en matière de prévention, elles traduisent leur engagement en actions quotidiennes et concrètes au service du mieux-être étudiant.

Les priorités de nos actions

Proche de ses adhérents, emeVia tient à assurer une présence éclairée et optimale, à l’écoute de leurs attentes dans tous les aspects de la vie quotidienne. Cette proximité est le gage d’une relation de confiance qui favorise la sensibilisation et la responsabilisation face aux principales problématiques de santé étudiante. Interlocutrices privilégiées, les mutuelles de proximité mènent des campagnes variées, ciblées et efficaces en suivant deux priorités d’action :

  • La prévention des conduites à risques : consommation d’alcool et de tabac, drogues, infections sexuellement transmissibles.
  • La promotion du bien-être : équilibre alimentaire, gestion.

Le dispositif de prévention

Au soutien de nombreuses actions menées par des associations étudiantes au sein des universités ou des cités U, le Réseau emeVia a mis en place un « pack prévention » pour les galas et soirées étudiantes.

La prévention par les pairs

Afin de responsabiliser les étudiants, les mutuelles de proximité s’attachent à former des étudiants relais pour qu’ils puissent eux-mêmes intervenir dans les actions de prévention.

Des Services de Promotion de la Santé par les étudiants et pour les étudiants

Les Services de Promotion de la Santé ont été créés pour informer et prévenir le public étudiant, au sein des lieux de vie étudiants comme lors d’événements festifs, sur les comportements à risques. En relation avec les associations étudiantes et les services de médecine préventive universitaire, ces services, animés par des étudiants relais formés et encadrés par des professionnels, conduisent près de 1 200 actions de prévention annuelles, sensibilisant plus de 420 000 jeunes sur les principales problématiques de santé.

Pour aller + loin :

Une action au service des personnes pour prévenir les addictions.

  • logo federation addiction

La Fédération Addiction a pour but de constituer un réseau au service des professionnels accompagnant les usagers dans une approche médico psycho sociale et transdisciplinaire des addictions.

Elle regroupe des dispositifs et des professionnels du soin, de l’éducation, de la prévention, de l’accompagnement et de la réduction des risques.
Organisée en unions régionales, elle mène une action de proximité basée sur une démarche participative.

Plutôt que la lutte contre les produits, l’association privilégie la reconnaissance de l’usager en tant que citoyen, l’amélioration de sa qualité de vie, en lui proposant une offre globale pouvant aller de la prévention au soin. Elle défend une approche préventive des addictions, fondée avant tout sur l’éducation : l’appropriation des connaissances sur les réalités, les motivations et les risques des pratiques addictives, afin de contribuer à améliorer les compétences et les capacités de personnes à gérer leurs expériences de vie.

Cette stratégie s’élabore là où les personnes se trouvent, dans les institutions ou dispositifs dont elles relèvent (notamment les centres de formations, les grandes écoles, l’université etc.).

Pour développer cette mission, les dispositifs adhérents (1) travaillent avec les acteurs de leur territoire, en tant que ressources sur les questions d’addictions, en proposant des actions de sensibilisation et de formation, des interventions lors de situations de consommation (rassemblement festif par exemple) et en mettant en oeuvre des coopérations facilitant l’orientation des personnes ayant besoin d’être aidé.

Ainsi, la Fédération Addiction et son réseau d’adhérents peuvent soutenir les BDE afin de mieux prendre en compte la réalité des conduites addictives des étudiants.

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(1) Notamment les CSAPA (Centres de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie), CJC (Consultations Jeunes Consommateurs), CAARUD (Centre d’Accueil et d’Accompagnement à la Réduction des risques pour Usagers de Drogues)

Pour aller + loin :